Partager l'article ! Test de Bayonetta: 2010 sera beat ‘em all ou ne sera pas. Darksiders (THQ), Dante’s Inferno (EA), God of War III (Sony), NieR (Squar ...
2010 sera beat ‘em all ou ne sera pas. Darksiders (THQ), Dante’s Inferno (EA), God of War III (Sony), NieR (Square Enix)… Bref, tout le monde s’y met tant le marché paraît juteux. Le premier de l’année est signé
Platinum Games (MadWorld, un jeu de massacre SinCityesque plutôt efficace sur Wii) et édité par Sega.
Si PlatinumGames ne sonnera pas forcément à l’oreille de tous les joueurs, il y a fort à parier par contre que
Clover, ancienne filiale de Capcom, rappellera de bons souvenirs à certains. Fermé en 2006, le studio est pourtant l’auteur de jeux exceptionnels (Okami et Viewtiful Joe pour ne
citer qu’eux). Lorsque le studio a fermé ses portes, ses principaux acteurs ont rejoint Sega et par là-même PlatinumGames. Parmi les créateurs du studio on trouve notamment Shinji Mikami et
Hideki Kamiya, notamment responsables des premiers Resident Evil et Devil May Cry. C’est donc dotés d’un CV plus que solide que ces joyeux développeurs nous présentent leur
nouveau jeu, Bayonetta.
Au premier abord, Bayonetta semble être un pâle copier-coller de Devil May Cry. Si Dante nous
offrait l’occasion d’éclater du démon à tire-larigot, Bayonetta, elle, prend son pied en étripant des hordes
entières d’anges. Sorcière amnésique, la belle va devoir aller chercher la vérité au bout d
e combos interminables. C’est bien beau tout ça, mais tenaces seront les joueurs qui suivront le ridicule scénario jusqu’au bout, car le cœur du jeu ne
réside pas là. Entre les dialogues fades et l’histoire mille fois rabâchée, l’histoire de Bayonetta n’est pas ce
qu’on a vu de plus captivant sur nos écrans. Les développeurs ont clairement fait le choix du spectaculaire. Graphiquement, Bayonetta est une pure merveille, les effets visuels ravissent la pupille et, malgré l’aspect brouillon des combats, il
n’est pas difficile pour le joueur de suivre son personnage, ce qui ne sera pas forcément le cas des spectateurs. Certaines arènes sont vraiment phénoménales, et démolir des tas d’ennemis en
sautant de rocher en rocher en plein air a véritablement quelque chose de grisant. A noter la surprenante différence de qualité entre la version 360 et la version PS3, la console de Sony
affichant de bien pauvres textures en plus d’agaçantes chutes de framerate.
Le bestiaire est relativement varié, ce qui
est moins le cas pour les boss récurrents à la Devil May Cry. Pour renvoyer ad patres tout ce beau monde, Bayonetta pourra compter sur de jolis joujoux allant du katana au fusil
à pompe en passant par le fouet ou même le patin à glace. Il est d’ailleurs possible de créer deux combinaisons d’armes préconçues, que l’on pourra switcher en plein
combat avec juste une petite pression de gâchette. C’est donc quatre armes utilisables dans un même combo ; les possibilités s’en voient décuplées et le jeu n’en est que plus jouissif. De
plus, la belle dispose de pouvoirs plutôt ahurissants, qu’elle exécute avec ses cheveux qui s’avérent être aussi ses vêtements (forcément). Ces capacités peuvent prendre la forme de grosses
bêbêtes qui viennent dévorer un ennemi, donnant lieu à des cinématiques bien gores. On trouve aussi au rayon des finish moves une vierge de fer, une guillotine ou encore un étau géant du
plus bel effet.

Bayonetta
Plateforme : Xbox 360, PlayStation 3
Type : beat'em all
Développé par : Platinum Games
Edité par : Sega
Site internet : Cliquez-ici
Graphismes : 19/20
Bayonetta est une véritable claque graphique, aux effets visuels exceptionnels. On tient un nouveau
standard sur consoles.
Jouabilité : 19/20
Imaginez un Devil May Cry sous speed et vous aurez une bonne idée de la quasi-perfection de la jouabilité
de Bayonetta. Au rayon des défauts, des petits soucis de caméra et des QTE éculés.
Durée de vie : 15/20
Comptez entre 12 et 15 heures pour terminer l’histoire. Afin d’apprécier un minimum de challenge, il est conseillé
de commencer au moins en Normal. Le scénario est rejouable une fois terminé, pour aller chercher toutes les babioles manquantes à l’inventaire.
Bande-son : 13/20
Là, on déteste ou on adore. Les amateurs de J-Pop et de voix de gamines vont sûrement apprécier, d’autres auront la
présence d’esprit de brancher leur lecteur mp3.
Scénario : 14/20
C’est un peu pareil que pour la BO ; soit on adhère au second degré omniprésent, soit on s’obstine à trouver du sens dans ce scénario complètement absurde.
Bayonetta s’impose comme un hit dès le début de cette année. Ultra-fun, beau à
en pleurer, jouissif au possible, les adjectifs ne manquent pas. Les plus sérieux Dante’s Inferno et consorts sont prévenus, Sega a monté la barre très haut.
Verdict : 17,5/20
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